03/08/2008

Déclin, cycle permanent...

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Le gris du brouillard rafraîchit les cieux, les nuits sont plus précoces; tous connaissent le déclin, mais très peu discernent sa venue.

Bien que ce soit l'été et que de nombreux mois chauds soient encore à venir, on sent que le soir descend déjà; presque impercetiblement, les fruits mûrissent sur les arbres et les nuits s'allongent à nouveau; il est trop tôt pour parler d'automne, et pourtant la saison suivante est en chemin.

Pourquoi ne nous préparons-nous jamais au déclin? Nous savons tous que c'est un phénomène évident; nous sommes informés de la chute des empires, du vieillissement des héros, ou de l'amoindrissement de nos capacités; mais nous ne sommes pas toujours conscients de son arrivée, nous réalisons souvent trop tard que nous sommes dans une période de déclin, et nous ne sommes pas préparés.

Il faut être sage pour percevoir le moment où les choses commencent à changer.

L'été ne s'évanouit pas un jour; nos actions doivent s'accorder au temps.

Tout comme le déclin de l'été est graduel, nos actes devraient être accordés au rythme du changement; même si le déclin approche, nous devons évaluer la rapidité ou la lenteur des évènements, si nous nous précipitons-comme quelqu'un qui ressent la première fraîcheur et enfile immédiatement des vêtements d'hiver-nous réagissons à l'excès.

Il faut concevoir le déclin comme quelque chose de naturel et d'inévitable; en conséquence, on ne devrait pas y attacher une valeur émotionnelle, cela arrive, simplement. Et c'est tout!

Dans un avenir à moyen terme des changements se préparent...

15:26 Écrit par Henri dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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