27/08/2008

INVITATION A LA BEAUTE

Orchidées dans le jardin botanique de Shanghaï.

orchidée_shanghai

La beauté peut nous ouvrir à l'éveil, une fois éveillé nous baignons dans la beauté, elle est partout, il suffit de regarder un paysage, un arbre, un enfant qui rit, écouter une mélodie harmonieuse.

Voir la beauté dans tout ce qui nous entoure est une forme d'élévation,de verticalisation vers la compréhension de la vie et de nous même.

François Cheng, de l'Académie française a écrit un livre intitulé "Cinq méditations sur la beauté" que je vous recommande chaudement, il dit entr'autre :

"En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face.

Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal; de l'autre la beauté.- Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté"

site audio avec petit entretien de François Cheng : http://www.canalacademie.com/Cinq-meditations-sur-la-beau...

"Cinq méditations sur la beauté" chez Albin Michel, année 2006.

Bonne lecture !

21:32 Écrit par Henri dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/08/2008

WU JI, le sans nom...

Petit parcours dans la signification des nombres dans la culture chinoise et leur interprétation dans la réalisation du tao, de notre voie, de notre chemin.

Le UN (yi en chinois), on l'appelle WU JI, il correspond à l'unité originelle, état où tout le potentiel énergétique est présent dans sa globalité, mais à un état "indifférencié"; cet état n'est pas celui du "vide" tel qu'il est imaginé en Occident, c'est à dire "rien".

Bien au contraire il contient tout le potentiel YIN / YANG, qui sont à ce stade étroitement unis au souffle  "indifférencié" appelé "souffle primordial" ou énergie unique (TAI YI).

Les scientifiques de la mécanique quantique, au niveau de l'infiniment petit, sont d'accord aujourd'hui pour reconnaître, que là où ils avaient supposés ne plus rien découvrir, en fait il y aurait encore quelque chose...

Wu-Ji_2

Au départ était wu ji, ensuite le tai ji (exprime la séparation issue de l'unité originelle), tai ji donnera les souffles yin et yang, le mouvement, la vie...
(extrait de Qi Gong, les exercices énergétiques du Taiji, de Bruno Rogissart, éditions de l'ITEQG)

 

21:40 Écrit par Henri dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2008

Le Qi Gong, la maîtrise du souffle...

Qi gong réunit deux idéogrammes : "souffle" (qi) et "maîtrise, étude, perfectionnement" (gong); il est généralement traduit par "maîtrise du souffle".

Il existerait plus de dix mille méthodes de qi gong; les influences de la discipline s'appuient sur toutes les traditions spirituelles et religieuses qui ont traversé l'histoire du pays : des pratiques chamaniques ancestrales au taoïsme et au bouddhisme, du confucianisme jusqu'aux arts martiaux et à la médecine traditionnelle.

Autre fois chaque école religieuse, spirituelle, artistique ou martiale possédait son propre qi gong.

Utilisé comme technique de renforcement dans les arts martiaux (sans une bonne santé, point de salut au combat!), comme une technique d'éveil dans les pratiques spirituelles, le qi gong peut également servir à la transmutation des énergies dans la tradition alchimique taoïste.

"L'homme vrai des anciens temps maîtrise les lois de la nature et non la nature.- Il s'exerce à cela : il inspire la quintessence de l'énergie pure de l'extérieur et expire en chassant l'énergie viciée du corps; peu à peu, l'esprit se calme et se conserve à l'intérieur, il sent le corps s'unifier."

Le Classique interne de l'Empereur jaune,

II ème siècle avant notre ère.

qi_gong-1

 

Pratiquant de qi gong dans un parc de Shanghai (zhi neng qi gong)

18:31 Écrit par Henri dans Energétique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2008

Cycles et règlages

Jardinier_bonsai

( Jardinier dans la collection bonsaïs, du jardin botanique de Shanghai )

Dans le calendrier chinois, qui est décalé par rapport au nôtre, hier jeudi 7 août 2008 à 13H27, précisément, commençait l'automne.

Observer la nature et se rendre compte qu'une fois le paroxysme du solstice du 21 juin passé, comme si la nature avait pris son élan, celle-ci foisonne jusqu'au 15-20 juillet et puis imperceptiblement, quelque chose se passe, le souffle du printemps, ensuite relayé par l'été, ce souffle s'essouffle et "dame nature" ayant donné ses plus beaux éclats, donne les premiers signes du déclin vers le repli...

C'est une marque de sagesse de savoir que les cycles de la vie et toute circonstance particulière dans laquelle nous sommes engagés sont étoitement imbriqués; si nous voulons perpétuer quelque chose, nous devons le greffer à une nouvelle pousse pour l'intégrer à notre développement. - Si nous voulons détruire quelque chose, il nous suffit de le pousser à son extrême, car toutes choses déclinent après leur apogée.

Trop souvent, les gens expriment leur incertitude quant à leur situation dans la vie; il est important d'examiner à la fois le court terme et le long terme; si vous voulez aller loin en une décennie, il vous faut aller loin chaque année; si vous voulez aller loin chaque année, vous devez être sûr que vous faites quelque chose de significatif chaque jour.

Utilisez les cycles de la vie pour établir une mesure de votre existence et ensuite organisez vos projets en fonction des modèles que vous avez choisis, alors vous ne craindrez plus de ne rien savoir sur votre progression.

Pensées taoïstes...

20:17 Écrit par Henri dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/08/2008

Déclin, cycle permanent...

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Le gris du brouillard rafraîchit les cieux, les nuits sont plus précoces; tous connaissent le déclin, mais très peu discernent sa venue.

Bien que ce soit l'été et que de nombreux mois chauds soient encore à venir, on sent que le soir descend déjà; presque impercetiblement, les fruits mûrissent sur les arbres et les nuits s'allongent à nouveau; il est trop tôt pour parler d'automne, et pourtant la saison suivante est en chemin.

Pourquoi ne nous préparons-nous jamais au déclin? Nous savons tous que c'est un phénomène évident; nous sommes informés de la chute des empires, du vieillissement des héros, ou de l'amoindrissement de nos capacités; mais nous ne sommes pas toujours conscients de son arrivée, nous réalisons souvent trop tard que nous sommes dans une période de déclin, et nous ne sommes pas préparés.

Il faut être sage pour percevoir le moment où les choses commencent à changer.

L'été ne s'évanouit pas un jour; nos actions doivent s'accorder au temps.

Tout comme le déclin de l'été est graduel, nos actes devraient être accordés au rythme du changement; même si le déclin approche, nous devons évaluer la rapidité ou la lenteur des évènements, si nous nous précipitons-comme quelqu'un qui ressent la première fraîcheur et enfile immédiatement des vêtements d'hiver-nous réagissons à l'excès.

Il faut concevoir le déclin comme quelque chose de naturel et d'inévitable; en conséquence, on ne devrait pas y attacher une valeur émotionnelle, cela arrive, simplement. Et c'est tout!

Dans un avenir à moyen terme des changements se préparent...

15:26 Écrit par Henri dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |