05/10/2008

ENTIER...

Je hais la manière dont ce poulet est présenté, enveloppé dans du plastique, sans pattes ni tête; le cou, le coeur, le foie et le gésier fourrés dans son ventre !

Rien d'étonnant à ce que que l'individu se sente isolé...

Les gens à l'esprit rustique aiment voir l'animal entier quand ils vont l'acheter pour leur repas; dans les cultures où les relations personnelles ont plus de sens et où la proximité à la terre est une manière de vivre, il n'est pas surprenant que les gens attachent de l'importance à un relation vraie à leur nourriture. Ils l'achètent où ils l'élèvent, ils la récoltent, ils la nettoient et ils la cuisinent; tout cela avant qu'ils ne la mangent avec gratitude; ils ne deviennent pas sentimentaux à l'égard de leur nourriture - leur pragmatisme est de comprendre que nous tuons pour survivre, mais ils remercient pour ce qui meurt et les nourrit.

Aujourd'hui, nous avons une relation très artificielle à notre alimentation; nous ne voyons ni ne savons d'où vient ce qui compose notre nourriture, nous mangeons des produits hors saison, nous consommons des aliments préparés par quelqu'un que nous ne connaissons pas. Il y a un grand pouvoir à connaître sa nourriture, à savoir d'où elle vient, et à la préparer de nos propres mains.

Cette nourriture, qu'elle soit animale ou végétale, meurt pour nous; le moins que nous puissions faire est de l'accepter, et avec respect.

Aujourd'hui, il est très courant pour les gens de se sentir isolés; ils se plaignent de ne pas avoir d'amis, de ne pas faire des expériences intéressantes, de na pas savoir ce qu'ils sont; si même la nourriture que nous mangeons et notre façon de la manger manquent d'authenticité, alors comment pourrions-nous ressentir de la complétude dans le reste de notre existence ?

Je m'en vais pétrir mon pain hebdomadaire...

Henri

20:15 Écrit par Henri dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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